Arrivée tardive, passage à la douane et immersion immédiate ! L’ambiance, les odeurs, la chaleur étouffante, les mélodies douces et envoûtantes, le harcèlement des dizaines de taxi alors que nous attendions notre chauffeur à l’aéroport de Denpasar… L’arrivée à l’hôtel Bali Sunshine Homestay sous une pluie battante est chaleureuse. Nos hôtes sont charmants. À notre réveil, nous découvrons un écrin de verdure paisible.
 

Première semaine

Nous nous délectons de ce cadre idyllique, l’hôtel est situé à quelques kilomètres au sud du centre d’Ubud, dans le quartier de Kemenuh. Il est au calme en plein milieu des rizières ! Piscine à gogo, orgie de fruits, découverte des environs et prise en main du scooter !

Girls power en scooter
Petit-déj à l’hôtel
Ubud Palace
Ubud Palace
Jalan Raya

Visite rapide du centre d’Ubud, très touristique et commerçant. Petit tour sur le marché qui nous a davantage semblé être un attrape-touristes qu’autre chose.

Pyramide d’offrandes
Des offrandes et encore des offrandes, partout !
Ubud’s market

Pause déjeuner dans une échoppe trouvée dans le dédale des rues d’Ubud, Warung Bubur Bali. Typique et totalement dépaysante où il ne faut pas trop regarder à l’hygiène. Un plat unique, confectionné par la fille de la famille, dans des assiettes et casseroles comme à la maison ! Prévenu du caractère épicé des plats indonésiens, nous avons tenté de nous faire comprendre « no spicy » … mais impossible à Bali 😀

Ce premier plat, à 1 euro par personne, fut l’occasion d’une bonne crise de fou-rire, de découvertes et d’échanges comme nous les aimons en voyage. Les loulous ont goûté les desserts hyper sucrés dont raffolent les indonésiens et les asiatiques : des billes translucides dans des gobelets en plastique, couvertes de coulis et autres sucreries. Verdict : les loulous ne sont pas fans.

Bubur Bali, ou comment manger local et pas cher, dans la rue

 

Tirta Empul

Bali regorge de temples hindouistes. Après notre arrêt déjeuner épicé, nous filons cheveux au vent vers Tirta Empul et ses sources sacrées, très rafraîchissantes, dans lesquelles seuls les garçons se sont aventurées.

Visite du temple et des sources avec sarong obligatoire pour couvrir les jambes dénudées
Sources sacrées
Bassin

 

La saison des pluies

A Bali, il n’existe que 2 saisons : la saison sèche et la saison humide. Dans les deux cas,c’est un climat tropical où il fait chaud, et davantage lorsque c’est la saison humide. Il n’était pas recommandé d’y aller en cette saison car les pluies sont diluviennes lorsqu’il y en a. Nous en avons essuyé quelques unes impressionnantes, notamment une de plus de 6 heures. Nous en avons pris notre parti et avons appris à conduire les scooters en tongs, beaucoup plus pratique en cas de déluge pour patauger, le manteau de pluie toujours dans le coffre du scooter et jamais sans le casque !

Nous ne déconseillons pas cette saison pour les averses mais pour la chaleur. Toutefois, si vous devez y faire un séjour à cette période, c’est tout à fait vivable. Nous ne regrettons absolument pas notre choix.

Pause jus lors d’une averse
Un loulou trempé jusqu’aux os qui sèche en sirotant une noix de coco fraîche

 

Warung Balifornia & Bali Cacao Park

En se baladant sur l’unique route du village à la recherche d’un restaurant, nous en avons trouvé un tranquille, très agréable et peu visité « Warung Balifornia » ainsi qu’un autre de standing où nous avons découvert les fruits du cacaoyer « Bali Cacao Park« .

Le Warung Balifornia fut notre restaurant fétiche ; nous vous le recommandons pour l’accueil, la gentillesse et les plats. Nous nous sommes délectés de leurs pizzas lorsque nous étions à saturation des plats locaux tels que Nasi Goreng, Mie Goreng, Sate Ayam, Nasi Campur, Betutu et autres Gado Gado, bien que délicieux par ailleurs 😀

Le Bali Cacao Park fut une très belle surprise. Christophe l’avait repéré lorsque nous étions partis sur Ubud et c’est un peu à tâtons que nous nous y sommes rendus pour la première fois. En plein milieu des rizières, situé dans un océan de verdure, les propriétaires entretiennent leur propre jardin bio, proposent différents menus au restaurant et créent leur chocolat (du cho-co-lat <3 <3, nous avons hésité à les dévaliser d’ailleurs).

Avant de nous installer pour déjeuner, nous avons effectuée la visite guidée du jardin, repéré une cabosse de cacao que les enfants ont cueilli pour la déguster immédiatement ! Grande première, nous avons gouté avec surprise le fruit du cacaoyer qui est délicieux. Attention, ne pas croquer l’intérieur sous peine d’en avoir plein les dents ! Nous avons également goûté d’excellents fruits de la passion.

Cabosse ouverte qui laisse apparaître les fèves entourées d’une pulpue blanchâtre et gélatineuse sucrée et acidulée
Succulents fruits de la passion
Vue de notre table
Nasi Goreng
Mie Goreng

 

La cascade Tegenungan

C’était un site conseillé par des voyageurs. Nous nous y sommes rendus confiants mais avons été d’abord refroidis par le prix du parking en supplément du prix de l’entrée. Comme la fâcheuse impression d’être un porte-monnaie ambulant… Nous acceptions de payer pour la préservation du lieu en réglant le droit d’entrée mais le parking nous semblait exagéré. Nous avons donc été nous garer un peu plus loin, à la sortie de la ville et avons marché 5 minutes en entrant par le haut. C’est l’entrée qui donne accès directement au restaurant et sa piscine (‘ses piscines’, devrais-je préciser).

Il avait beaucoup plu et l’eau de la rivière, ainsi que sa cascade, était de couleur plutôt marron que transparente. Ok, soit. Le pont qui relie les deux rives était donc détruit : les balinais étaient à pied d’oeuvre pour réparer cela malgré le courant. Enfin, la cascade en elle-même : bof.

Nous sommes descendus pour avoir différents points de vue car sincèrement, l’arrivée avec une vue plongeante sur les déchets jonchés en bas, c’était décevant. Nous n’avons pas été éblouis et ne recommandons pas la visite de la cascade. Je pense que l’absence du pont faisait qu’il y avait peu de monde et tant mieux ! En effet, il parait que c’est bondé en temps normal.

Vue plongeante sur les déchets
La photo souvenir mais on sent nos mines peu convaincues

 

Pause piscine

Déçus par ce lieu touristique, nous sommes remontés par le restaurant et avons découvert l’ambiance : musique entraînante et piscines en cascade ! Bienvenue au D’Tukad. Les loulous étaient tellement déçus de ne pas s’être baignés dans la cascade naturelle que nous n’avons pas pu leur refuser une petite trempette (qui aura duré 3h tout de même :D) pendant que nous sirotions un jus de fruits frais.

Les piscines en cascade
Des parents en mode relax, on consomme tout en douceur et on savoure de voir nos loulous s’éclater
La piscine leur appartient 😀


 

Voyage synonyme d’imprévu et de prise de conscience

La chaleur écrasante nous a souvent obligé à rester à l’hôtel, à profiter de la piscine et d’un repos quelque peu forcé l’après-midi… difficile 😀 Mais en fin d’après-midi, nous chevauchions nos montures tantôt sans rétro, tantôt sans jauge d’essence ou sans phares et affrontions les éléments ou imprévus.

En France, on ne tolérerait en aucun cas l’état pitoyable de tels engins… À Bali, en Asie d’ailleurs, c’est juste monnaie courante. C’est ainsi qu’un jour, nous décidions de partir à l’aventure, sans but précis ! Nous dépassons Ubud au nord et il devient plus qu’urgent de prendre de l’essence. Nous nous arrêtons sur le côté de la route, chez un particulier qui vend des bouteilles de liquide bleu ou jaune (= de l’essence quoi). Le monsieur, très délicat, se saisit de ma clef, tente d’ouvrir le coffre pour atteindre le réservoir et casse lamentablement la clef dans le barillet ! Le c… ! Sans doute, se disait-il qu’une femme, blonde qui plus est, ne saurait pas ouvrir. Grrrrr…

Pompe à essence à Bali
Un peu d’essence jaune ou bleue ? Cette pompe est ici moderne. Le ‘monsieur’ avait juste des bouteilles sur le bord de la route, ce qui est toléré par le gouvernement.

Voilà comment perdre deux bonnes heures le temps d’être secourus par les propriétaires de l’hôtel (on vous dit qu’ils sont adorables chez Bali Sunshine Homestay) et de refuser de se faire arnaquer par le même monsieur qui nous proposait de nous dépanner moyennant finances… En attendant, pour certains, le bord d’une route hyper passante donne des envies de sieste 😀

Louis en mode grosse fatigue par l’imprévu

Cette première semaine nous a permis de prendre nos repères, comme d’habitude lorsque nous arrivons dans un nouveau pays, découvrons une autre culture et nous nous habituons au mode de vie. Ce que je préfère dans les premiers instants de découvertes pour ma part !

Nous nous confrontons également au triste constat que le plastique est présent PARTOUT dans la vie des balinais : pour faire ses courses sur le marché, dans les magasins, pour porter leur dessert sucré dans des gobelets en plastique qui, eux-mêmes sont emballés dans un plastique à anses, pour porter leur repas, pour leurs offrandes et pour déplacer les offrandes… puis finir par terre, dans les caniveaux qui débordent avant qu’ils ne les brûlent.

Une colère sourde va commencer à naître en nous, nous prenons conscience de l’ampleur de la pollution et de ce dont certains voyageurs nous avaient parlé concernant l’Asie.

Voici la vidéo de cette première partie à Bali, Ubud : https://youtu.be/qxJsyuHdPFA

Laurène Clouzeau

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