Déjà 8 mois se sont écoulés entre notre vidéo précédente et celle-ci. Certes, nous sommes dans une douce démarche de vie paisible dans les Vosges, mais, nous pouvons en parler maintenant, Laurène a hélas rencontré de véritables difficultés professionnelles qui l’ont fortement marquée. Et la situation d’aujourd’hui a bien changé !

Nous nous sommes installés dans une magnifique région des Vosges, afin que Laurène puisse enseigner au sein d’une l’école alternative.

Nous y prenons le temps de vivre et d’apprécier l’environnement naturel de ces basses montagnes campagnardes. Mais les objectifs de Laurène et la situation de Christophe ont complètement changé en 8 mois. Petite session de mise au point pleine d’émotions face à la caméra.

Christophe Clouzeau

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10 comments

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  • Bonjour nous sommes Français installé au Québec depuis 1994 , cela a été très difficiles au début je dirais même l enfer , c est peut être pas donné a tout le monde de faire ce bon mais j ai connu dans ma vie ma première dépression au Québec. Nous sommes partis nos 3 enfants après avoir vendu notre maison de banlieue en France nous sommes venu avec de l argent mais au bout de 6 mois plus de sous. C est pas évident on croyaient qu ils nous attendaient , mais non maudits Français qui viennent nous piquer notre job .S expatrié c est mourir un peu de ses amis, de sa famille ,de sa culture et de sa nourriture .Tout est diffèrent la façon de pensée , la façon de communiquer la culture c est l Amérique du nord .Bon courage il vaut mieux venir sans argent car tout perdre c est encore plus dure .

    • Bonjour,
      Merci pour votre témoignage, cela est intéressant d’avoir tous les retours possibles, positifs comme négatifs. Chaque immigration est différente selon chaque individu, chaque famille et ce, pour toute une foule de raisons. Nous avons conscience que la culture nord-américaine est différente, le mode de communication tout comme la nourriture… Le Québec n’est pas la France ! Nous savons ce que nous laisserions en France et qui nous a déjà manqué en voyage : la famille et les amis.

      Est-ce indiscret de vous demander le métier que vous occupez tous les deux ? En 27 ans, j’imagine que la question de rentrer en France s’est déjà posée. Pourtant vous avez choisi de rester, quelles ont été vos motivations les plus déterminantes ?
      Venir sans argent est impensable et suicidaire je pense, surtout avec des enfants. Mais je comprends votre idée : penser qu’immigrer, avec un capital financier important, nous garantira une certaine réussite est une erreur.

      C’est encore tout frais dans nos têtes, il va nous falloir un peu de temps pour envisager le scénario qui nous conviendrait le plus.
      Merci encore d’avoir pris le temps de nous faire part de votre expérience. Au plaisir d’échanger à nouveau, Laurène et Christophe.

  • Merci pour cette vidéo les émotions a l’appui (Lorraine) . Que de rebondissements !!!
    Toujours est il je vous souhaite de tout cœur d’être heureux dans les choix que vous ferez ….votre décision avec un zeste d’humour la balance du juste. Gros bisous

    • Coucou Muriel,
      Merci pour ton message et tes encouragements. Toujours en pleine réflexion, on prend toutes les bonnes ondes 😉 Gros bisous

  • Bon courage et prenez la bonne decision!
    Cela fait depuis 2017 que nous sommes au Canada et nous ne regrettons rien. En fait, notre decision a ete facile a prendre: tenter l’aventure au Canada ou toujours regretter de ne pas savoir a cote de quoi on aurait passe?
    Chacun est different et chaque immigration est differente. Nous sommes parti dans le but de trouver qqch de different et sans comparer le Canada avec ce que nous avions avant. Quand tu compares, tu regardes toujours ce que tu as perdu, pas ce que tu as gagne, et tu ne profites pas de l’experience a fond.
    Nous sommes maintenant bien installes et n’avons pas l’intention de bouger. Apres avoir vendu notre maison en France (a pertes), nous ne pensions pas racheter une maison… mais cela a ete possible 9 mois apres etre arrive au Canada.
    Nous attendons de connaitre votre choix 😉

    • Bonjour Nicolas,
      Merci pour votre message. Cela fait du bien de lire ce type de témoignage en ayant conscience que chaque projet est différent.
      Nous sommes dans la même optique que la vôtre. Nous ne souhaitons pas comparer car les cultures, les modes de vie, la communication, le marché du travail, les gens, tout est différent. Le voyage nous a conforté dans l’idée de profiter à fond de toutes les expériences et rencontres. Nous nous sommes enrichis à travers la diversité et nos différences.
      La priorité pour nous est d’être heureux, de nous satisfaire de ce que l’on vit. Cela passe nécessairement pas l’épanouissement de chacun de nous quatre au quotidien et également au travail et dans les études. Nous en cherchons pas à nous enrichir mais ne voulons pas survivre non plus.
      Effectivement, nous ne voulons pas avoir de regret. Et clairement, ce projet inabouti en serait un. Aussi, nous allons essayer de trouver la solution qui convienne à tous.
      Bravo en tout cas pour votre immigration réussie ! Au plaisir d’échanger à nouveau.

  • Bonjour,

    Je ne vous suivais pas avant mais je viens de voir la vidéo et j’ai décidé de réagir.

    Nous sommes une famille de 4 qui sommes rentrés en France 4 ans après notre immigration à Montréal car nous avions un objectif bien précis qui -malheureusement- n’a pas pu être atteint. Je précise que cet objectif n’était en rien financier mais concernait plutôt l’envie d’une meilleure prise en charge éducative pour l’un de nos garçons. Nous savions pourquoi nous partions et ce n’était pas pour la météo 🙂

    Or, je ne l’ai pas perçu ici (mais peut être l’avez vous évoqué avant dans d’autres vidéos, avec d’autres arguments que “les grands espaces” et “les gens et le rythme + cool”).

    A considérer selon moi dans tous les cas:

    – le Pourquoi. Pourquoi voulez vous partir ? Que cherchez vous là bas que vous n’ayez déjà ? Quelle est votre motivation profonde ?

    – A la CDSM les profs ont davantage tendance à quitter le job actuellement qu’à n’y arriver avec le sourire. D’où les grosses campagnes de recrutement en France. Les Français sont un bon « réservoir » pour des employeurs et institutions QC malgré un manque de moyens de plus en plus criant (nos 2 enfants étaient dans le système QC). Vous avez des échos de l’intérieur, super, gardez les. N’oubliez pas les boites à lunch tous les jours car la cantine pour les enfants n’existe pas, ce qui est une sacré dose de travail en + pour celui ou celle qui prépare les repas. Et comme pour un français la nourriture c’est important, ça prend du temps.
    – le fait que, si j’ai bien suivi aussi, que vous n’êtes pas RP et qu’a priori, à moins d’avoir eu un changement de loi, vous ne serez pas éligible aux aides du Fédéral avec les enfants (aide non négligeable de 900$ pour 2 enfants). Si le budget est un enjeu, ça aurait pu mettre du beurre dans les épinards mais il faudra oublier, de mémoire, pendant au moins 18 mois après votre arrivée.
    – Enfin : oui les loyers sont devenus chers à Montréal mais bien pire que ça, c’est surtout la pénurie de logements qui pose problème. Trouver un logement est une vraie galère et l’immigration une vraie filière. Suivez Québec Solidaire (le parti politique) sur le sujet des rénovictions. C’est très instructif.

    Je vous dis ça en sachant que avons adoré notre expérience au Canada, que nous avons toujours des contacts avec des amis québécois qui sont au top, que nous étions tous les deux en contrat permanent là bas et que nous sommes rentrés en France avec un pincement au coeur. Mais clairement, notre objectif initial n’était pas atteint et se voiler la face n’aurait servi à rien. Nous sommes, comme vous, très heureux, là où nous sommes maintenant et très heureux là où nous étions avant. Donc considérez bien le pourquoi, c’est essentiel.

    Bonne continuation.
    Chris

    • Bonjour Chris,

      Merci d’avoir pris le temps de nous écrire et témoigner de votre expérience.
      Vous demandez les raisons pour lesquelles nous souhaitons partir vivre au Canada. Sincèrement, nous n’avons pas d’objectifs précis si ce n’est offrir à nos enfants une autre vie le temps d’une année ou davantage si cela fonctionne.
      Nous avons pris la décision que je postule ailleurs qu’en France, lors de notre voyage autour du monde. Pendant ce voyage, nous avons adoré les découvertes multiples, le moral souvent positif des personnes croisées malgré leur situation, les rencontres et les nombreux paysages traversés. C’est dans cette optique de curiosité, d’envie de challenge et d’aventures que nous avons accepté de nous installer à Montréal.
      Le Canada, c’est un coup de coeur depuis l’an 2000 pour Christophe et 2002 pour Laurène. Ce fut une occasion juste extraordinaire d’être recrutée en juin 2019. Nous voulions une expérience professionnelle qui nous enrichirait, une ouverture de plus pour nos enfants et tenter tout simplement 🙂
      La ville de Montréal, les alentours, la ville de Québec, la région de Saguenay… la nature, l’hiver sous la neige avec -30, l’été et ses couleurs mais aussi les gens, leur gentillesse, le marché de l’emploi qui reconnait plus facilement nos compétences. Nous savons qu’y aller en tant que touriste n’est pas du tout la même chose que s’y installer. Nous l’avons expérimenté lorsque nous avons voulu nous y installer une première fois en 2002. En raison du SRAS1, nous n’avions pas été au delà d’un an de démarches…
      Pourtant, cela fut loin de nous refroidir.

      Nous avons tout à fait conscience que la CSDM ignorait nombre de démarches lorsque Laurène a été recrutée. En 6 mois, nous avons eu bien des discours différents. On ne nous a pas toujours dit les choses telles qu’elles étaient, toujours avec le sourire en évitant le conflit. Nos nerfs ont bien failli craqué. Et pourtant… malgré tout cela, nous avons souhaité aller au bout des démarches entamées. Parce que trouver un employeur qui prend en charge les permis et les frais qui lui sont liés, c’est une réelle opportunité.
      Il n’y a pas une raison mais une multitude qui nous font dire que l’on aurait envie de tenter. Si nous y allons, peut-être l’expérience ne durera-t-elle que 2 ans, peut-être plus ? Qui sait ? Nous ne visons pas la RP pour le moment, nous aviserons en fonction de nos premiers mois.

      Nous sommes encore et toujours en réflexion, autant nous aimons l’aventure et l’imprévu, autant nous voulons anticiper le principal autant que faire se peut : sécurité financière raisonnable et bien-être de nos enfants 🙂
      Nous croisons les doigts pour trouver la solution qui conviendra à tous les 4 et partagerons notre décision ici.

      • Je vous comprends car moi-même j’ai vécu 3x au Canada et ai toujours été attiré. (2000 -2001 (étudiant) à Vancouver, 2003-2004 sur un PVT à la ville de Québec et 2016-2020 en RP à Montréal)

        J’ai également vécu au UK, en Inde, aux US, en France, ai travaillé au Canada côte Ouest/côte Est et jamais en tant qu’expatrié mais bien par mes propres moyens et motivations en cherchant un boulot par moi-même.

        Quand on part vivre quelque part, c’est comme de l’entrepreneuriat, on construit son parachute après avoir effectué le saut de l’ange. 🙂 J’ai beaucoup de respect pour celles et ceux qui entreprennent cette démarche, hors cadre privilégié de l’expatriation.

        Je pourrai en écrire un livre je pense.

        Quand nous avons émigré, nous avions tout vendu (sauf notre appart mis en loc en France) et sommes partis (sans travail ) en avril avec 2 enfants et 4 valises avec une résa Airbnb pendant 10 jours, histoire de trouver un appart et ensuite une école de quartier et ensuite de faire les démarches admin. Autant vous dire que la famille s’inquiétait pour nous et que le gars à la douane à Roissy nous a pris pour des dingues.

        Les planètes se sont alignées et nous n’avions jamais pensé que nous n’y arriverions pas et encore mieux nous avons même réussi toutes les étapes avec brio. En septembre, nous étions installés avec un job pour moi, une école de quartier top et une location (en cession de bail) géniale avec un cadre bien mieux qu’en France. Nous étions arrivés le 31 mars, le 06 avril nous signions e bail pour un emménagement en mai.

        Donc oui ça vaut le coup de tenter si vous pensez que vous nourrirez des regrets mais mon expérience se veut juste le témoin que la plupart des changements sont intérieurs et que l’herbe n’est pas forcément + verte ailleurs au final.

        J’ai votre âge et dès que j’ai eu un problème de santé sérieux, ça a été moins marrant sans médecin de famille (plusieurs années d’attente) et en faisant la queue aux urgences ou dans des cliniques sans RV pour être vu. Je m’en suis sorti mais y’a aussi eu un “wake up call” sur ce plan qui a contribué à motiver un retour. Après mon fils ayant eu une prise en charge spécifique, il a eu un médecin et le médecin a été suffisamment compréhensif pour tous nous prendre.

        Si la prise en charge de mon fils avait été à la hauteur des espérances que nous placions, et c’était là le critère le + important, je vous écrirai ce message depuis Rosemont Petite Patrie sans l’ombre d’un doute. La décision de revenir fut assez difficile pour moi et pour mon premier fils, moins pour mon épouse qui est plus pragmatique que moi sur bien des aspects. Je m’étais même pris à faire un tableur Excel avec des éléments importants pour moi/nous avec une pondération et ce pour les 2 pays. Le résultat avec tous ces calculs hyper savants mais hyper subjectifs car personnels ? 1/2 point de + pour la France après 4 ans. Ça s’est joué à très peu mais c’était noir sur blanc, comme quand on rate un examen.

        Le Québec c’est vraiment cool sur plein d’aspects et je n’ai aucun doute que vous réussissiez votre aventure là bas.
        Mais en vous écoutant, je n’ai aucun doute non plus que vous la réussissiez ici.

        De toute façon, rassurez vous. Votre décision sera la bonne et la meilleure possible.

        Belle journée,
        Chris

  • CFP
    10 heures ago
    Bonjour ,
    Je vous comprends tellement quand il s’agit de s’installer quelque part après tant d’aventures autour du monde. Moi-même ,voyageuse depuis toujours et même en solo depuis ma retraite en 2011, j’ai à chaque fois une sorte de blues quand je rentre . Et même que je parcours ce pays car je vis au Québec ! 6 ans en tant que Professeure détachée de 87 à 93 . Retour en France 93-2000 (réadaptation difficile pour ma fille et moi ) mais re-départ de 2000 à maintenant (2ème contrat de détachement ).Il faut savoir qu’ il y a 2 collèges (maternelle ,primaire et secondaire avec bac international ) franco -québécois à Montréal , Collège Stanilas et Collège international Marie de France, privés sous direction AEFE (droits de scolarité à vérifier mais possibilité de bourses, trop tard pour 21-22 ?) voir leurs sites .Laurène a-t-elle des diplômes français en éducation ?Sinon , système public québécois ou privé (cher) ou écoles alternatives (voir sites) Maintenant , il faut savoir que Montréal a bien changé ces dernières années , en particulier les loyers ont beaucoup augmenté (spéculation forte comme à Toronto ou à Vancouver )et il est moins facile de trouver comme autrefois un 4½ (2 chambres ), 5½ (3 chambres) ….soit au moins 1500 $ à 2000 $par mois …Avec le métro , les bus ,vous pouvez facilement circuler sans voiture et vous éloigner du centre ville . Dans les quartiers plutôt à l’est de Montréal .Surtout pas le Plateau ,trop à la mode pour les Français et cher …ou plus en banlieue …Sur ce site ,vous avez une bonne comparaison des loyers et salaires nécessaires selon les villes …Les biens de première nécessité ont augmenté aussi et pour une famille de 4 ,compter au moins 150$- 200$ par semaine …Il y a besoin de main-d’oeuvre mais très ciblée. A vérifier …Montréal est une ville toujours aussi agréable ,vivante , jeune et dynamique mais ,elle est à la fois québécoise (ancienne colonie française jusqu’en 1763 puis colonie britannique ) pas si « cousins » que cela …anglophone , américaine (business is business -carte de crédit-) et multiculturelle ce qui peut-être très attrayant pour des personnes qui aiment voyager et entrer en contact . Mais, il faudra venir en tan t qu’observateurs , soucieux de bien s’adapter et non vouloir retrouver ce que vous avez laissé (bien trop d e Français se mettent à comparer avec condescendance ce que détestent les Québécois, à juste raison …) Ce sont des gens très ouverts, accueillants ,plus relax, toujours préoccupés (parfois trop ) de libertés individuelles et tiennent au respect de l’autre .Et surtout (conseil )ne pas hésiter à aller vers eux car, en général ils ont leur cercle familial “tricoté serré ” et amical bien implanté et s’ils sont toujours contents de vous rencontrer , ils ne suivront peut-être pas spontanément la relation d’eux-mêmes …Non pas par manque d’intérêt donc , les relancer …Espaces, beautés et peu de densité sont des atouts majeurs L’adaptation à l’hiver ,c’est selon les personnes mais l’été est super ainsi que les automnes…. Avec le COVID ,il faudra arriver vaccinés ou test négatifs et peut-être passeport vaccinal ,le tout à à vérifier …La question est de savoir mais n’imaginez pas le tout dans la maiosn 6 mois ,Plein d’activités sportives et festivités … si Laurène aura trouvé un travail à la rentrée (il y a effectivement beaucoup de besoin en éducation surtout niveau primaire et garderies …) mais avec quel salaire annuel et si Christophe pourra rapidement en trouver un, pour, effectivement, ne pas se retrouver dans une situation matérielle difficile ,dès le départ, car vous êtes 4 ….Le taux de change est cependant favorable avec les euros (compter 1euro =1,50 $canadien ) Personnellement , j’assurerais mes arrières : je garderais la maison en France et demanderais un congé , si possible de 2 ans, pour Christophe , dans le cas où l’expérience ne fonctionnerait pas …
    Vous pouvez regarder les sites de deux associations très actives concernant les français expatriés : ADFE (association des Français de l’étranger ) et UFE (union des Français de l’étranger .Le site du Consulat de France, blogues etc…Vos autorisations sont pour 2 ans, assurez-vous qu’ils soient renouvelables …Dans la balance , votre intention de vraiment s’installer à long terme ? Ce que veulent faire vos enfants …Ont-ils , eux-aussi , envie de partir ?
    UN BEN gros dilemme pour vous et comme toujours, la balance entre le + et le – Le principal : être surtout heureux en famille …
    Bonnes réflexions , bonne chance et peut-être BIENVENUE !